
Parmi les offres de reprise du groupe Brandt, liquidé le 11 décembre 2025, qui seront présentées mi-février au tribunal des affaires économiques de Nanterre par le liquidateur parisien BTSG, celles portées par Stephan Français et Martin Hacpille se distinguent sur un plan majeur. Elles sont les deux seules à prévoir la reprise d’une partie des 700 salariés dans le cadre d’un projet industriel. Les autres, certaines portées par des enseignes de renom comme FNAC Darty, proposent uniquement le rachat des marques du groupe (Brandt, Sauter, Vedette, De Dietrich) ou des stocks.
Pdg de Metavisio Thomson Computing, société constituée en 2013 à partir de l’ancienne branche informatique du géant Thomson, Stéphan Français envisage la reprise du site de Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans. Baptisé New Brandt, le projet de l’industriel comprend le réemploi dans un premier temps d’environ 40% des salariés soit 150 collaborateurs sur 350. Pour retrouver la viabilité économique, le site du Loiret se concentrerait sur le seul assemblage de l’électroménager et intégrerait également le montage des ordinateurs siglés Thomson.
Confiance de la métropole orléanaise
Stéphan Français, qui affirme être en capacité de mobiliser 25 millions d’euros, est soutenu par Orléans Métropole à qui il a donné des garanties suffisantes, selon son vice-président en charge de l’économie, Pascal Tebibel. La collectivité est prête à lui faire une avance remboursable de deux millions d’euros. Pour autant, la surface financière du repreneur est contestée par une trentaine d’actionnaires de Metavisio Thomson Computing en délicatesse avec Stephan Français. Ils affirment n’avoir été ni informés, ni consultés par le président de la société sur son projet.
La start-up bretonne EverEver a quant à elle fait une offre le 27 janvier dernier pour la reprise du site de Vendôme dans le Loir-et-Cher, spécialisé dans les tables de cuisson. Si elle l’obtenait, il s’agirait en l’occurrence d’une diversification pour ce fabricant de lave-vaisselles écologiques. Fondé en 2018 à Arradon dans le Morbihan, il table sur le financement participatif pour relancer la machine Brandt. EverEver a ainsi lancé une levée de fonds sur la plateforme Sowefund et annonce un plan d’investissement de 14 millions d’euros sur trois ans. Reste à savoir s’il réussira lui aussi à convaincre les juges du tribunal de Nanterre d’ici quelques semaines de la solidité de son projet.



















