Que va devenir Brandt ? L’ancien fleuron français de l’électroménager, qui comprend notamment les marques Sauter, Vedette et De Dietrich et donc Brandt, a été liquidé judiciairement au mois de décembre. Pourtant, des offres sont arrivées sur la table mi-février devant le tribunal des affaires économiques de Nanterre (36 au total) proposant de reprendre les actifs du groupe. Mais beaucoup se concentrent sur les stocks et pièces détachées, contrairement à celles portées par Stephan Français (Thomson Computing) et Martin Hacpille (EverEver) qui prévoient de reprendre une partie des salariés, tout comme celle de la métropole d’Orléans.

La décision doit être prise ce vendredi 13 mars, mais en attendant, une chose est sûre : les actifs doivent être vendus, indique BFM. Pourquoi ? Pour rembourser les créances, au total 200 millions d’euros. «Le but pour les liquidateurs, c'est de combler les créances. On n'est plus du tout dans la logique du redressement judiciaire, comme en décembre, avec l'objectif de sauver Brandt», a expliqué une source proche du dossier à l’AFP, selon laquelle un «découpage» des actifs était même envisagé parmi les nombreuses offres sur la table.

Fnac-Darty, Noz ou la Cafom à l’affût

Car hormis les deux offres précédemment citées qui prévoient de reprendre une partie des 700 salariés, les autres ont proposé une reprise des marques ou des stocks. C’est le cas du groupe Fnac-Darty qui pourrait mettre la main sur 172 000 produits et injecter 2,9 millions d’euros pour racheter plusieurs marques. De son côté, Noz proposerait environ 4,5 millions d’euros pour reprendre de nombreux articles avant de les revendre, fort de son réseau de distribution composé de 350 magasins.

Enfin, la Cafom (qui a déjà repris Habitat) pourrait injecter 31 millions d’euros pour le rachat des marques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette et l'acquisition des stocks et pièces détachées. Le groupe présent en outre-mer, via les enseignes But ou Darty, pourrait faire valoir son expertise grâce à sa spécialisation dans l'aménagement de la maison. Mais quid des salariés ? L’offre de la Métropole d’Orléans et de la région Centre-Val-de-Loire, formulée conjointement avec l'entreprise néo-calédonienne Gladius, prévoit une relance de l’activité «d’ici deux à trois ans», sans indiquer le nombre d’emplois conservés.

De leur côté, Thomson Computing et la start-up EverEver prévoiraient la reprise de 150 collaborateurs selon une source proche du dossier, le projet serait encore trop «fragile». Raison pour laquelle la plupart des salariés cherchent déjà ailleurs, la plupart ayant déjà participé à un «job-dating» du côté d’Orléans. Le ministre de l’Industrie s’est, lui, félicité d’un «signal encourageant», espérant que la justice «retiendra le projet le plus robuste industriellement».