Selon l’Association des responsables de copropriété (ARC), les charges ont progressé en moyenne de 6,2% en 2025 par rapport à 2024. Pour un appartement standard de 80 m², cela représente en moyenne 2 300 à 2 400 euros par an.

Mais ces chiffres restent des moyennes nationales. En réalité, le niveau des charges varie fortement selon la localisation, l’ancienneté de l’immeuble, ses équipements (ascenseur, chauffage collectif, gardien) et la gestion de la copropriété. Dans les grandes villes, elles sont généralement plus élevées.

Énergie et entretien en première ligne

L’énergie reste le principal facteur de hausse des charges. Selon le baromètre du syndic Manda, basé sur les copropriétés qu’il gère, la facture de chauffage a augmenté de 26 % en trois ans, un mouvement renforcé par la fin du bouclier tarifaire en 2025, peu affecté par la baisse, annoncée par Sébastien Lecornu, de certains tarifs de l’électricité début 2026.

L’entretien courant contribue aussi à la hausse des charges. Maintenance, nettoyage, assurances, réparations… Des dépenses en augmentation constante avec l’inflation, qui cumulées, alourdissent rapidement la facture.

La fiscalité locale pèse aussi sur les charges. En 2025, les valeurs locatives cadastrales ont été revalorisées d’environ 1,7%, ce qui entraîne une hausse des provisions fiscales (des sommes mises de côté par la copropriété pour régler certaines taxes liées à l’immeuble). Une augmentation discrète, mais bien réelle sur les appels de fonds.

Comment contenir la hausse des charges

Si toutes les hausses ne peuvent être évitées, certaines peuvent être limitées. Une partie des économies passe d’abord par les contrats. Dans de nombreuses copropriétés, certaines prestations sont reconduites automatiquement pendant des années, sans réelle remise en question. Une mise en concurrence régulière des contrats de maintenance, de nettoyage ou d’assurance permet pourtant souvent de dégager des marges de manœuvre, sans dégrader le niveau de service.

Autre point clé : l’énergie. Sans engager de lourds travaux, des réglages plus fins et un meilleur suivi des consommations peuvent déjà limiter la facture. À plus long terme, des interventions ciblées sur le bâti ou les équipements permettent de contenir durablement les charges, en particulier lorsqu’elles s’appuient sur des aides existantes.

Enfin, l’anticipation reste déterminante. Planifier les travaux, constituer des provisions adaptées et éviter les décisions dans l’urgence permet de limiter les appels de fonds exceptionnels. Sans oublier qu'une implication minimale des copropriétaires suffit parfois à éviter des dérives coûteuses.

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