
En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ce mardi 25 novembre, Vincent Jeanbrun a tenu à envoyer un signal fort. Invité de la matinale de BFMTV-RMC, le ministre de la Ville et du Logement a dévoilé une nouvelle circulaire destinée à améliorer la prise en charge des femmes victimes de violences conjugales, un dispositif qu’il estime plus que jamais indispensable. «On vient de connaître une semaine noire, 5 femmes ont été victimes de féminicides rien que la semaine dernière. Il y a une urgence absolue», alerte-t-il.
Le nouveau cadre d’action repose sur «un triptyque simple : protéger, reloger, reconstruire». La circulaire, cosignée avec Aurore Bergé, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, «part aujourd’hui» à destination de tous les préfets. Son objectif : harmoniser et accélérer les dispositifs d’accompagnement déjà expérimentés localement. «Nous allons cosigner une circulaire qui permet de dire à tous les préfets maintenant comment on améliore la situation encore. (…) Tout ça va devenir automatique», assure le ministre, promettant «une réponse la plus réactive possible».
Faire du logement un «refuge», pas une «prison»
Première avancée majeure : les femmes pourront bénéficier d’un hébergement d’urgence même sans dépôt de plainte. L’admission dans ce dispositif reposera «sur l'appréciation des professionnels, à partir des évaluations réalisées», selon la circulaire que nos confrères de BFMTV ont pu consulter. Elle précise également que «les places d'hébergement spécialisées doivent bénéficier aux femmes majeures et à leurs enfants victimes de violences conjugales (mariage, pacs, concubinage, séparation ou divorce) ou intrafamiliales (perpétrées par un ou plusieurs membres de la famille), qui nécessitent une décohabitation».
Pour le ministre, l’urgence est avant tout de mettre fin à l’emprise et au danger au sein du foyer. «La priorité est de faire en sorte que les femmes sortent de logements qui malheureusement bien souvent sont devenus des prisons. Or, moi, je veux que demain le logement devienne le refuge», martèle-t-il.
Après cette première mise en sécurité, un «relogement d’urgence» doit intervenir «très, très vite», avant d’engager «le processus de reconstruction dans un nouveau logement», étape cruciale pour retrouver une stabilité durable. Dans un contexte de flambée des violences conjugales, le gouvernement entend ainsi renforcer la protection immédiate et le soutien à long terme pour les femmes en danger, afin de leur offrir une véritable voie de sortie.
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