Comme à Paris, les prix des logements anciens en banlieue ont fait du surplace, au premier trimestre 2025. Selon les données publiées ce mardi 27 mai par les notaires du Grand Paris, le prix moyen du mètre carré des appartements a stagné à 4 900 euros en petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne). L’évolution a été plus franche pour les maisons, dont le prix moyen a baissé de 1,7%, à 390 800 euros, dans ces trois départements. En grande couronne (Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne, Val d’Oise), le prix moyen des appartements n’a pas bougé d’un iota, à 3 190 euros le mètre carré. Idem pour le prix des maisons dans ces quatre départements, en recul de seulement 0,8% au premier trimestre, à 301 400 euros.

Mais ces moyennes masquent des réalités très différentes d’une commune à l’autre. Par exemple, dans la très chic ville de Versailles (Yvelines), les prix des appartements ont plongé de 5,5% de janvier à mars, sur un an, à 6 380 euros le mètre carré. Une «importante correction» que Christian Godard, notaire à Claye-Souilly (Seine-et-Marne), interprète comme «un rattrapage après la forte augmentation des prix à Versailles» avant le début de la crise immobilière en 2022.

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Correction des prix dans les villes chères

Idem à Colombes (Hauts-de-Seine), où les prix des maisons se sont effondrés de près de 16% sur les trois premiers mois de l’année ! «Colombes était une commune chère», rappelle Anne Cuvelier-Hutin, notaire à Gagny (Seine-Saint-Denis). De fait, même après ce plongeon, une maison à Colombes vaut encore la bagatelle de 611 900 euros en moyenne… Dans la même veine, Asnières-sur-Seine et Levallois-Perret, dans le cossu département des Hauts-de-Seine, voient leurs prix fléchir de 5,8% et 2,7% respectivement, à 5 670 euros et 8 420 euros le mètre carré. «Les vendeurs ont mis du temps mais ils ont fini par comprendre qu’ils devaient adapter leurs prix» à des acquéreurs toujours contraints d’emprunter à plus de 3%, analyse la notaire.

A Montreuil (Seine-Saint-Denis), les vendeurs s’étaient fait une raison plus tôt. «C’est dans cette commune que les prix des appartements anciens de petite couronne avaient le plus chuté, au premier trimestre 2024», se souvient maître Cuvelier-Hutin. Conséquence, les voilà aujourd’hui repartis à la hausse, avec une augmentation de 2% au premier trimestre, à 5 690 euros le mètre carré, sur fond de reprise du marché immobilier.

Une remontée des prix d’ici juillet

Grâce à la baisse des taux de crédit, et sans doute aussi pour anticiper la hausse des frais de notaire au 1er avril, le nombre de ventes d’appartements et de maisons a en effet rebondi de 21% au premier trimestre en petite couronne, sur un an. La grande couronne est à l’avenant, avec une hausse de 12% des ventes d’appartements et une envolée de 26% des ventes de maisons. Ce qui laisse augurer d’une remontée des prix dans l’ensemble de la région parisienne, comme dans la capitale. En petite couronne, les notaires du Grand Paris anticipent une hausse des prix des appartements de 3,6% d’ici juillet et de 2,9% pour les maisons. En grande couronne, ils misent sur des augmentations respectives de 4,5% et de 1,4%.

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