Marie et Charles ont la trentaine, et deux enfants en bas âge. Installés depuis 2020 à Chartres (Eure-et-Loir), en location, ces anciens Franciliens s’y trouvent si bien qu’ils souhaitent aujourd’hui acheter une maison dans l’agglomération. «Autour de 400 000 euros», confient-ils à leurs proches. Auxquels ils avoueront quelques semaines plus tard, Gros-Jean comme devant, que les banques refusent de leur accorder un prêt. Au motif que Marie ne travaille pas et que Charles est à son compte, qui plus est dans un commerce vieux d’à peine trois ans.

Même déconvenue pour le docteur S. : ce médecin, installé dans les Hauts-de-Seine, sur le point de prendre sa retraite, déjà propriétaire et pas découragé par la fin prochaine de l’avantage fiscal Pinel, vient de se voir refuser un crédit pour financer un investissement locatif. «Pourtant, j’ai un peu de patrimoine, ça s’est joué à rien par rapport au taux d’usure (au-delà duquel les banques n’ont pas le droit de prêter), j’ai demandé à mon banquier de faire un petit effort sur son taux mais rien!», maugrée-t-il. A Rennes, Elise ressort dépitée de la mairie : «On m’a dit que le temps d’attente pour un logement social est de quatre ans…» A Paris, Thibault, originaire de province et qui vient de décrocher son premier boulot ,a fini par trouver une location. Mais jusqu’en juin seulement, car pas question, pour son bailleur, de s’asseoir sur la manne de la location de courte durée en été, surtout en cette année de Jeux olympiques!

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