En pleine période estivale, les propriétaires de locations immobilières situées dans des villes touristiques ont quelques bâtons dans leurs roues. En effet, à Marseille, Paris ou encore Biarritz, il est désormais interdit d’installer des boîtes à clés, prisées par les hôtes de locations de vacances, au sein de l’espace public. Mais certains ont trouvé la solution pour contourner cette interdiction.

C’est le cas de Jean-Antoine Montcho, dirigeant d’un service de conciergerie à La Rochelle (Charente-Maritime), qui, interrogé au micro de TF1, expose sa ruse pour poursuivre son activité en toute légalité. L’homme accroche sa boîte à clés… sur un vélo d’enfant, «parfait pour mes touristes», partage-t-il. Les boîtiers fermés n'étant pas directement fixés au mobilier urbain, les agents de la municipalité ne peuvent pas intervenir.

Malgré les interdictions, des boîtes à clés encore bien dans le paysage

Des municipalités se plaignent alors de ces propriétaires qui innovent pour maintenir leur location saisonnière, via des plateformes comme Airbnb ou Abritel. «C'est sans fin, oui c'est épuisant», regrette Marie Nédellec, adjointe au maire (PS) de La Rochelle face à la prolifération des boîtes à clés dans les rues rochelaises et, par la même occasion, de locations de meublés touristiques à la place de locations à l'année.

En revanche, lorsque des boîtes à clés sont installées dans des lieux publics où l’interdiction est en vigueur, des agents municipaux ont le droit d’intervenir. Lors de leurs patrouilles dans des quartiers touristiques, ils apposent un autocollant pour prévenir le propriétaire que la boîte munie d’un code sera enlevée si elle n'est pas retirée dans un délai de quinze jours.