
Mercredi 5 novembre, l’économiste colauréat du Prix Nobel d’économie 2025 Philippe Aghion a répondu à quelques questions de LCI dans l’émission La Grande Confrontation. À cette occasion, il en a profité pour critiquer ouvertement la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale. Cette mesure fiscale était pourtant l’un des points marquants du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron. «La suppression de la taxe d’habitation, je ne pense pas que ce soit une idée géniale» a donc reconnu le Prix Nobel d’économie 2025. L’économiste, qui faisait pourtant partie de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron en 2017, a reconnu que cette mesure était inadéquate : elle a finalement enlevé aux collectivités locales une ressource financière importante, sans trouver une alternative. Pour rappel, la taxe d’habitation sur la résidence secondaire, elle, est toujours appliquée.
Ensuite, Philippe Aghion a expliqué être en faveur d'un examen d'une réduction de «certaines dotations à certaines communes ou régions, et permettre qu’elles lèvent un impôt jusqu’à un certain niveau». Une manière, selon lui, de rétablir de manière détournée la taxe d’habitation, sous une forme différente.
Une fiscalité locale à repenser
Philippe Aghion insiste cependant : selon lui, il faut que le gouvernement examine d’autres pistes que la suppression de la taxe d’habitation. Par exemple, regarder du côté des retraites et des 10 % d’abattements de frais professionnels. Il martèle : cet examen ne sous-entend pas une suppression complète, mais bien une réflexion quant aux alternatives possibles.
En fait, Philippe Aghion semble plaider pour trouver un juste milieu, pour laisser les collectivités lever un impôt «jusqu’à un certain niveau». Six ans après la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale, la question semble rester au centre des discussions budgétaires.



















