
Une exaspération qui se manifeste dans la rue. Depuis 2019, le nombre de locations saisonnières a considérablement augmenté à Arles, dans les Bouches-du-Rhône. Cette tendance aurait un impact sur le marché immobilier local. C’est pourquoi certains ont visiblement choisi de coller des affiches sur les murs de la ville pour traduire leur mécontentement, rapporte France Bleu. «Touriste, ton Airbnb augmente mon loyer» ou «Pour la santé mentale des riverains, merci de soulever vos valises à roulettes», peut-on notamment lire.
Florence, employée à l'agence immobilière arlésienne «Génération Immo», prend l’exemple d’une location louée en saisonnier par un propriétaire. Le locataire doit souvent quitter les lieux l’été pour laisser place aux touristes. «Ça pose un problème pour les familles qui cherchent. Il y a très peu de rotation sur les logements en location à l’année», explique-t-elle. «Il n'y a plus de commerces populaires, des commerces du quotidien. Il reste des commerces de vacances et pour les touristes ici», confie Olivier, habitant du quartier de la Roquette depuis 32 ans.
6 % des logements sont des résidences secondaires à Arles
Si l’on se fie aux chiffres, la mairie recense 2 100 meublés de tourisme, soit 12 % de plus qu’en 2019. L’opposition, quant à elle, assure que leur nombre a doublé pour atteindre 3 800 locations aujourd'hui, contre 1 876 il y a cinq ans. Ainsi, le président du groupe des élus de l'opposition à Arles souhaite limiter leur nombre par quartier. «Parce que moi, mon but ce n'est pas de condamner celui qui loue sa chambre et qui a un seul Airbnb, mais c'est celui qui en a quinze ou vingt», précise Nicolas Koukas.
«Contrairement à ce que l'impression peut donner, il n'y a pas une surreprésentation de résidences secondaires à Arles», affirme Sébastien Abonneau, l'adjoint au tourisme et à la promotion du territoire. Selon la mairie, 6 % des logements sont des résidences secondaires à Arles, un chiffre inférieur à d’autres villes du département comme aux Saintes-Maries-de-la-Mer (62 %) ou Cassis (39 %). L’élu assure que les intentions de l’opposition ont surtout une portée électorale, à quelques mois des élections municipales.


















