Propriétaires et locataires se rendent bien compte que le marché locatif est saturé partout en France. La situation est encore pire dans les zones en tension, comme l’Île-de-France. Les taux d’emprunt sont à la hausse, ce qui empêche l’accès à la propriété pour beaucoup, contraints de rester locataires. De plus, les passoires énergétiques ne peuvent plus être louées. Les candidats à la location sont donc trop nombreux pour le nombre de logements disponibles. Il est donc difficile de se détacher du lot. Comment avoir son dossier au-dessus de la pile quand même un CDI dont le salaire correspond à trois fois le montant du loyer n’est même plus suffisant ?

Certains décident de mentir. Si la rémunération n’est pas suffisante, que l’emploi n’est pas un CDI ou que le candidat est encore en période d’essai, une simple modification des documents est régulièrement utilisée. Ce processus est d’ailleurs simplifié par l’intelligence artificielle. Selon la plate-forme Immodirect, citée par Droit-finances.net, cela concerne un dossier sur cinq à Paris et en petite couronne. Pour le reste du pays, ce serait un dossier sur huit en moyenne.

Un moyen simple, facile et légal de vérifier les informations

Les propriétaires n’ont pas toujours le temps de vérifier les informations données. Ils risquent donc de se faire avoir par une personne qui a un beau dossier mais qui ne sera en fait pas capable de payer le loyer. Il existe pourtant un moyen simple de vérifier si les informations sont justes. Il suffit d’utiliser le code 2D-Doc présent sur l’avis d’imposition (ou Asdir). Celui-ci est lisible avec de simples applications gratuites sur smartphone. Il permet de vérifier le revenu fiscal de référence, la date de signature du code, l’identité du candidat et son numéro fiscal. Largement de quoi être rassuré.