Le constat est sans appel. Tandis que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, les Français sont obligés de se serrer la ceinture. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 42 % des Français avouent avoir déjà dû puiser dans leur épargne pour faire face à l’augmentation des prix, notamment des carburants. Les deux euros le litre de carburant étant largement dépassés aux quatre coins de la France, ils sont nombreux à faire grise mine au moment de s'arrêter à la station-service pour remplir le réservoir de leur véhicule.

Mais ce n’est pas tout. Ce nouveau sondage révèle un autre constat, puisque les Français, face à la situation internationale, jouent la prudence. Ainsi, ils sont 42% à mettre davantage d’argent de côté. Convaincus pour certains que la guerre au Moyen-Orient est amenée à durer, que le prix des carburants n’est pas amené à baisser ou encore que la croissance et l’emploi vont se dégrader, ces derniers prennent les devants pour pallier de potentiels risques financiers à venir.

1 Français sur 3 plus souvent à découvert

Face à cette situation pour le moins tendue, nombreux sont les Français à devoir faire des choix dans leur quotidien pour tenter de réduire les dépenses. Pire, si certains sont obligés de puiser dans leur épargne personnelle, un Français sur trois (33%) se retrouve plus souvent à découvert par rapport à la situation d’avant-guerre. Par ailleurs, un Français sur 10 a même déjà dû contracter un prêt à la consommation pour payer ses dépenses.

Si cette situation économique et la hausse des matières premières comme le carburant ou les énergies touchent tout le monde, tous les Français ne sont pas impactés de la même façon. Tout dépendra en effet de la composition de chaque foyer et de ce que représentent ces deux postes de dépense dans leur budget. Ainsi, une personne célibataire qui vit en ville, se chauffe à l’électrique, prend les transports en commun et touche le Smic, a vu le coût de sa vie augmenter de 2% en l’espace de moins d’un an, rapporte RMC. À l’inverse, une famille de deux enfants qui se chauffe au fioul ou au gaz et qui possède deux voitures thermiques pour se déplacer, a de son côté subi une inflation de 8 à 10% sur la même période, soit un surcoût de 100 à 200 euros par mois.