
A quelques jours de la présentation du Budget 2026, le sujet des crédits d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile revient sur la table. Avec son objectif de réaliser 40 milliards d’économies, le gouvernement a les niches fiscales dans son viseur. Début juin, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a évoqué un possible ajustement du crédit d'impôt pour l’emploi à domicile profitant à 4,4 millions de Français. Avant que Matignon ne temporise. Mais une autre ministre remet le sujet sur la table.
Invitée de Sud Radio, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a exprimé son envie de regarder ce sujet «dans le détail». Toutefois, Aurore Bergé rappelle que les crédits d’impôt permettent aux femmes de travailler et «embauchent beaucoup de femmes». C’est le cas pour le secteur du ménage ou le personnel qui prend soin des personnes âgées.
Aurore Bergé veut de «l’argent utile» pour les Français
En revanche, Aurore Bergé est critique sur certains métiers, citant tour à tour les coachs sportifs ou les jardiniers. «Est-ce que moi, à 38 ans, qui gagne bien ma vie, j’ai besoin d’un crédit d’impôt pour que quelqu’un tonde ma pelouse ?», a-t-elle lancé à Jean-Jacques Bourdin. «Est-ce que c’est aux Français de le payer ? Je ne crois pas», a poursuivi la ministre.
Faut-il octroyer un crédit d’impôt en fonction des revenus ? A cette question, Aurore Bergé n’a pas souhaité se prononcer, jugeant plutôt qu’il fallait décider «en fonction du type de métier concerné». Mais encore une fois, il ne faut pas que cela «touche les femmes», ajoute-t-elle. «C’est juste réinterroger sur chaque euro. Chaque euro qu’on dépense est de l’argent des Français, donc il faut que ce soit de l’argent utile pour eux», a-t-elle ajouté. Une prise de position qui devrait faire réagir.



















