
Un optimisme pas vraiment de rigueur. En effet, les impôts locaux ne devraient pas être revus à la baisse en 2025. En ce qui concerne la taxe foncière, qui a augmenté de 33 % au cours des dix dernières années, elle devrait de nouveau faire l’objet d’une hausse malgré les pourparlers des communes à propos de leur budget. Cette augmentation est automatique et liée à l’évolution de la base cadastrale qui augmentera de 1,7 % cette année, soit bien plus que l’inflation.
Si vous voulez voir votre taxe foncière se réduire, il est nécessaire que les communes baissent leurs taux, affirme BFM TV. Certaines villes comme Cannes, par exemple, ont annoncé qu’elles s’y soumettront, mais il s’agira vraisemblablement d’une exception. Toutefois, il ne devrait pas y avoir une flambée exceptionnelle de cet impôt car, pour rappel, en 2026 auront lieu les élections municipales. Il est rare que les maires augmentent les impôts à la veille de cette échéance.
Le gouvernement permet aux collectivités de ponctionner les frais de notaire
De plus, alors que le marché immobilier tarde à reprendre, les frais de notaire représentent une opportunité pour les départements d’obtenir une certaine manne financière. Ainsi, en 2025, le gouvernement permet à ces collectivités de davantage ponctionner ces frais de notaire et elles pourront prendre jusqu’à 5 % de la valeur du bien vendu, ce qui entraînera une hausse de l’impôt. Enfin, si l’on s’intéresse aux régions, le contribuable n’a pas de souci à se faire au contraire des entreprises. Ces dernières peuvent désormais prélever le versement mobilité. Jusqu’à maintenant, seules les grandes villes en avaient le pouvoir.
Le niveau de toutes ces hausses sera vraisemblablement connu lorsque les budgets seront votés. 40 % des départements ont d’ailleurs repoussé leur vote en raison de leurs différends. Pour rappel, la principale ressource des collectivités était la taxe d’habitation or, depuis sa suppression, elles sont obligées de «taper à la porte de l’État» pour avoir de l’argent. En 2023, c’est le reversement d’un quart de la TVA qui a représenté la première source de financement des collectivités territoriales. Comme les recettes de la TVA ne sont pas au niveau attendu, ces dernières sont contraintes d’augmenter leurs impôts.


















