“Veut-on obliger les seniors à quitter leur maison qu’ils ont mis tant de temps à construire et à payer ?” “Et les locataires, que payent-ils ?” “Il y a des moments où mon mari et moi regrettons d’avoir acheté une maison.” C’est peu dire que cet automne, les propriétaires immobiliers ont le spleen… Oscillant entre colère et lassitude, ils sont nombreux à avoir répondu à l’appel à témoignages lancé par Capital, début septembre. Et tous partagent le sentiment désagréable de servir de vache à lait aux pouvoirs publics. “En tant que propriétaires fonciers, nous avons l’impression de combler le manque à gagner pour l’État avec la suppression de la taxe d’habitation”, résume Martine, propriétaire dans la Sarthe. Une réforme - portée par Emmanuel Macron - qui a accentué le poids des impôts locaux sur les épaules des propriétaires fonciers… “Une erreur magistrale”, selon la députée socialiste Christine Pires Beaune.

Certes, cette année, les statistiques de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) indiquent que 85% des communes n’ont pas augmenté leur taux d’impôt foncier. Mais à l’inverse, 14% d’entre elles ont appuyé sur le levier fiscal. Et parfois très fortement : à l’instar de Meudon, dans les Hauts-de-Seine, qui a fait grimper son taux de taxe foncière de 35 points, ou de Grenoble qui l’a relevé de près de 25 points. Une hausse de taux qui s’est ajoutée - pour l’ensemble des propriétaires immobiliers - à une revalorisation nationale de +7,1% des valeurs locatives cadastrales, qui servent au calcul de l’impôt local. Un chiffre énorme par rapport aux revalorisations vécues par les propriétaires durant ces 20 dernières années.

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