Le Plan d’épargne retraite (PER) de Fortuneo, a soufflé sa première bougie et affiche ses premiers résultats annuels. Sur l’exercice 2025, la Gestion à Horizon délivre 7,31 % net pour le profil dynamique 15-10 ans, 7,29 % pour l’équilibré et 4,02 % pour le prudent. Le fonds en euros, lui, ressort à 3,20 % net — un cran au-dessus de la moyenne du marché des contrats récents. Une trajectoire saluée par 1,6 million de clients actifs et un véhicule désormais accessible dès 100 euros à la souscription.

Pour Grégory Guermonprez, directeur de Fortuneo, ces performances tiennent à un postulat simple : « Moins vous avez de frais, plus vous avez de performance. » Le contrat a calé ses frais de gestion sur unités de compte à 0,50 % en gestion libre — quand certains acteurs traditionnels affichent 1 % à 1,30 %. Aucun frais d’entrée, d’arbitrage ni de sortie. Sur un horizon retraite, l’écart pèse lourd : « Si vous avez 0,50 % de frais de plus chaque année sur 20 ans, cela pèse lourd sur la performance. »

Une grille de frais qui change la rentabilité réelle

Au-delà des 0,50 % sur unités de compte en gestion libre (0,70 % en Gestion à Horizon, 0,70 % sur le fonds en euros), le contrat ouvre une architecture large : 240 supports d’investissement disponibles en gestion libre, plusieurs sociétés de gestion partenaires, et la présence d’ETF devenus incontournables pour les épargnants qui veulent diversifier à très bas coût avec des montants modestes.

Le profil des souscripteurs confirme l’élargissement du PER au-delà des seuls quinquagénaires. Chez Fortuneo, près de 30 % des souscripteurs ont moins de 40 ans, l’âge moyen s’établit à 47 ans et le « versement initial moyen tourne autour de 4 000 euros » affirme Grégory Guermonprez. Dans la lignée de la vague d’ouvertures de comptes-titres post-Covid, les chiffres donnent à croire que la prise de conscience des enjeux liés à la retraite arrive plus tôt qu’auparavant.

Côté allocation, 58 % des clients optent pour la gestion sous mandat (dynamique, équilibré, prudent), 42 % pour la gestion libre. Au sein des profils, l’équilibré domine largement avec 58 % des choix, devant le dynamique (22 %) et le prudent (20 %). Côté calendrier, plus de la moitié des souscriptions se concentrent au quatrième trimestre — l’effet de la fenêtre de défiscalisation de fin d’année reste un marqueur fort de ce produit.

Les conseils du directeur de Fortuneo pour bien souscrire

Le premier réflexe à adopter selon Grégory Guermonprez, consiste à vérifier, sur sa déclaration d’impôt, son plafond annuel de déduction avant de verser. La déductibilité des versements du revenu imposable constitue l’atout majeur du PER pour les contribuables fortement imposés — 10 000 euros versés en tranche à 30 % génèrent 3 000 euros d’économie d’impôt immédiate. Le piège classique c’est de dépasser son plafond et de perdre la déduction sur le surplus.

La loi de finances 2026 a porté le report des plafonds non utilisés à cinq ans (contre trois auparavant) — un atout à exploiter en cas de revenus fluctuants. Le deuxième réflexe est de ne placer que ce dont on n’aura pas besoin avant la cessation d’activité. Le PER bloque l’épargne jusqu’à la retraite, sauf en cas de déblocage anticipé (achat de la résidence principale, accidents de la vie). Pour maintenir une trésorerie disponible, l’assurance-vie reste le complément naturel. Enfin, le troisième réflexe, le plus stratégique c’est d’anticiper. « Plus on prépare sa retraite tôt, mieux c’est », insiste Grégory Guermonprez. Un versement mensuel modeste engagé à 30 ans pèse plus, à terme, qu’un effort tardif et concentré, grâce au cumul des rendements.