Les femmes n’étaient que 24% à investir en Bourse, contre 45% des hommes en 2025. Un taux que l’Autorité des marchés financiers (AMF) souhaite au plus vite rééquilibrer. Ainsi, à l’occasion d’un comité stratégique d’éducation financière organisé mercredi 6 mai en présence de nombreux ministres du gouvernement Lecornu et du gouverneur de la Banque de France, l’AFM a déclaré dévoiler un plan d'action visant à définir une stratégie d'éducation financière pour les femmes dès 2027.

Dans le même temps, l’AFM a révélé les chiffres de son étude constatant la sous-représentation des femmes dans le domaine de l’épargne et de l’investissement. Par exemple, en 2023, 21% des femmes déclaraient investir en Bourse depuis un compte-titres ou un PEA (ou en crypto-actifs ou dans le cadre du financement participatif), contre 42% des hommes. Ainsi, en deux ans, l’investissement au sein de ces produits n’a progressé que de 4 points de pourcentage. Aussi, s’agissant des actions cotées, les femmes n’étaient que 8% à déclarer en détenir en 2025 contre 15% des hommes.

Un plan d’action «femmes et investissement»

«Nos études montrent que la sous-représentation des femmes dans l’investissement reste préoccupante, et n’évolue guère», analyse Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’Autorité des marchés financiers. «C’est pourtant un enjeu majeur pour l’autonomie financière des femmes et un manque à gagner pour l’économie», ajoute-t-elle dans le communiqué publié par l’organisation.

L’AMF va donc déployer un plan d’action spécifique «femmes et investissement». À partir de septembre 2026, une nouvelle étude qualitative permettant d’identifier les freins à l’investissement des femmes et des leviers éventuels sera d’abord lancée. Les résultats de cette étude permettront de définir une stratégie d’éducation financière dédiée et mise en œuvre en 2027. À plus court terme, l’Autorité créera, dans la rubrique Épargnants de son site internet, un espace dédié aux femmes et à l’investissement.