Les plans d’épargne retraite (PER) vont-ils être aussi attrayants qu’auparavant ? Rien n’est moins sûr alors que le budget 2026 prévoit une hausse de la CSG de 1,4 point sur tous les plans d’épargne retraite (PER), y compris les assurantiels. Or, ce produit d’épargne permet à ceux qui y ont souscrit de mettre de l’argent de côté et de le bloquer jusqu’à la retraite avec de grands avantages en termes de fiscalité. Dans un contexte d’économies et de nouveaux impôts aux Français, toucher aux PER est «un scandale», a tancé le directeur général de Contribuables Associés sur LCI.

Pour Benoît Perrin, ce nouveau budget n’est autre que «la prolongation des budgets qu’on a depuis 50 ans» avec une continuité dans la dépense publique alors qu’elle est déjà «la plus importante au monde». «Nos députés votent des budgets avec encore plus de dépense publique et pour la financer ils votent des impôts alors qu’on est déjà les champions d’Europe», a-t-il déploré. Le problème, c’est que pour prélever des impôts, il faut «des cibles». Et comme le rappelle Benoît Perrin, Sébastien Lecornu avait indiqué dans un premier temps que tout le monde paierait.

12 millions de Français ont un PER

Toutefois, avec la nouvelle mouture, ce sont principalement les entreprises qui vont être mises à contribution, mais pas seulement. «C’est oublié ce qui a été voté en décembre dernier, le budget de la Sécu, avec un certain nombre de hausses d’impôts, ceux qui ont des actions, ceux qui touchent des dividendes (…) la CSG est augmentée», a martelé celui qui est à la tête de la première association de contribuables. Y compris «tous les retraités également qui ont souscrit un PER».

A ce jour, 12 millions de Français ont souscrit à cette «tirelire qui servira à la retraite». Pour Benoît Perrin, augmenter la CSG est tout simplement «un coup de poignard dans le dos. On leur dit : ‘Cotisez pour vous-mêmes’ et on augmente leurs impôts», a-t-il fustigé sur le plateau de LCI. D’après lui, l’explication est toute trouvée : il fallait trouver une solution pour financer la «cruelle suspension de la réforme des retraites».

La CSG est passée de 1,1% à 10,4%

Comme il l’avait déjà évoqué, Benoît Perrin juge que la suspension de la réforme des retraites est une mesure «folle», car des gens vont partir à la retraite plus tôt que prévu et il y a donc un manque à gagner. «Aujourd’hui, on a 1,7 actif pour un retraité. Ça ne tient plus, le poids sur les travailleurs est trop lourd», a-t-il énuméré. Mais toucher aux PER, l’est tout autant : «C’est scandaleux» d’autant plus que ce produit d’épargne est un «succès populaire». Créée en 1991, la CSG était alors à 1,1%. Aujourd’hui, l’impôt est à 10,4%. «Et ce n’est pas près de se terminer», a ajouté Benoît Perrin.

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