Compléter sa retraite, voire viser l’indépendance financière avant ses vieux jours… l’idée séduit de plus en plus de français. Face à l’érosion du pouvoir d’achat et aux incertitudes sur les pensions, certains choisissent de bâtir leurs propres revenus complémentaires. L’inflation persistante et la crainte d’une réduction des allocations renforcent cette tendance.

Investissement immobilier, bourse, dividendes… les stratégies varient, mais toutes reposent sur la discipline et le temps long, ainsi que sur une gestion rigoureuse et régulière des placements. Installé en Espagne depuis 2014, Franck B., 52 ans, a décidé en 2020 de structurer méthodiquement son patrimoine pour générer des revenus passifs. En quatre ans, ses dividendes annuels sont passés de quelques dizaines d’euros à plusieurs milliers. Quelle est sa méthode ?

Objectif 10% de rendement net

Tout démarre en septembre 2020, lors d’une discussion avec un collègue sur l’indépendance financière. «J’en avais déjà entendu parler, sans vraiment y prêter attention, mais cette fois, ça a résonné en moi», raconte Franck B. Il commence par mettre de l’ordre dans ses comptes et lister précisément son patrimoine. Puis il se forme en lisant Père riche, père pauvre de Robert Kiyosaki, Et si vous en saviez assez pour battre Wall Street de Peter Lynch ou encore L'Investisseur intelligent de Benjamin Graham, pour mieux comprendre les mécanismes des marchés.

Il hésite entre immobilier et bourse. L’effet de levier du crédit l’attire, mais il ne trouve pas d’opération offrant 10% de rendement net, son objectif. Il se tourne alors vers la bourse, qu’il découvre plus accessible qu’il ne l’imaginait, via un PEA ouvert par son père en 1997. En mars 2021, il achète ses premières actions, notamment Accor, puis Stellantis et Air Liquide, qui reste aujourd’hui sa ligne la plus importante.

«Je n’achète plus d’actions sans dividende»

Progressivement, Franck B. affine sa méthode : il vise des entreprises capables de verser des dividendes réguliers. Inspiré par l’investisseur brésilien Luiz Barsi et par Warren Buffett, il privilégie les sociétés solides et rentables. «Je n’achète plus d’actions sans dividende, sauf exception», précise-t-il. Et, d’après lui, les résultats suivent. Ses dividendes annuels passent de 530 euros en 2022 à 2 200 euros en 2023, puis presque 4 000 euros en 2024. Pour 2025, il espère environ 7 000 euros.

Son objectif ? Atteindre le million d’euros pour pouvoir utiliser son temps «comme bon lui semble». Il investit tous les mois une somme par virement automatisé et tient des comptes précis par des tableaux. Reste un obstacle : résident fiscal en Espagne, il a récemment découvert que les avantages fiscaux de son PEA français ne s’y appliquent pas. Un point qui pourrait peser sur la rentabilité future de sa stratégie.

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