«Dans les 200 villes les plus peuplées de France, la taxe foncière a augmenté en moyenne de 9,3% en 2023» Une flambée de la pression fiscale dénoncée par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) à l’occasion de la publication, ce mercredi 18 octobre, de son Observatoire national des taxes foncières sur les propriétés bâties. «C’est tout bonnement deux fois plus qu’entre 2021 et 2022 (où) la hausse était de 4,7%. C’est sans commune mesure avec la hausse entre 2020 et 2021 (qui) était de 1,3% en moyenne dans les mêmes 200 villes», détaille l’association de défense des propriétaires.

Cet automne, si la hausse de la taxe foncière a été si importante pour les propriétaires immobiliers, c’est d’abord en raison de la revalorisation nationale des valeurs locatives cadastrales. Depuis 2018, les bases cadastrales - qui servent de support au calcul de la taxe foncière - sont revalorisées en fonction de l’inflation, et plus précisément de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) entre novembre N-2 et novembre N-1 (CGI, art.1518 bis). En 2023, la revalorisation des bases cadastrales s’est élevée à +7,1%, un niveau record depuis 1986. Ce qui signifie que, concrètement, même dans les communes où le taux de taxe foncière n’a pas été augmenté en conseil municipal, l’impôt local a tout de même progressé de 7,1% cette année. «Il est incompréhensible que des “valeurs locatives” soient indexées sur l’inflation», tempête l’UNPI qui appelle à remanier «profondément» les règles actuelles d’indexation.

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