Elle aura vu passer plus d’un parlementaire, rapporteur, ou encore ministre. Chantier clé de la fiscalité locale, la refonte des valeurs locatives, ces bases d’imposition sur lesquelles s’appliquent les taux de taxe d’habitation, de taxe foncière ou de taxe d’ordures ménagères votés par les collectivités, traîne en effet dans les cartons depuis… cinquante ans ! Un serpent de mer. Christian Eckert, ex-secrétaire d’Etat au Budget sous François Hollande, en sait quelque chose. « J’avais l’habitude de dire que c’était un travail de nuées de bénédictins. Nous avions constaté des anomalies phénoménales sur des milliers de mètres carrés… », retrace celui qui, de 2014 à 2017, a initié le processus en cours pour les quelque 3,4 millions de locaux professionnels. Depuis, assure-t-il, « tout était prêt » pour rénover ce maudit cadastre. « Je trouve que le gouvernement a ensuite beaucoup traîné… », glisse ce vétéran de la politique. Son ancien collègue de Bercy appréciera.

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