
Le budget adopté, le Medef fait des propositions pour lutter contre le chômage. En 2025, le taux de chômage a bondi de 6,8% avec une progression inquiétante chez les jeunes (+23%). Dans cette optique, le 31 janvier, le Medef a proposé la création d’un CDI jeune avec des conditions de rupture plus flexibles. Un contrat très rapidement dénoncé puisqu’il a été comparé au contrat première embauche (CPE) qui avait déchaîné les passions en 2026. Mais à peine proposé, ce CDI jeune a été retoqué par le gouvernement.
Malgré cela, Patrick Martin persiste et signe. Invité des «4 Vérités» sur France 2 ce jeudi 5 février, le patron du Medef a tenu à rappeler l’importance du taux de chômage chez les jeunes. «Il y a combien de jeunes au chômage ? 20%. Il y en avait combien il y a 20 ans ? 20%. Il y en avait combien il y a 30 ans ? 20%. Il y en a combien en Allemagne ? 5%», a-t-il exposé dans un premier temps. Pour lui, «l’opinion publique, la collectivité nationale et le patronat ne peuvent pas rester indifférents à cette situation».
Pour le Medef, les jeunes vont supporter le coût des retraites
C’est dans cette optique que le président du Medef a proposé le fameux CDI Jeune, et il a expliqué pourquoi. «On a émis l’idée que, pour les jeunes éloignés de l’emploi, 1,4 million de jeunes ni en emploi ni en formation, ni en étude, dont personne ne s’occupe (…) cette hypothèse de contrat permettrait de former et d’intégrer des jeunes.» S’il prend acte du refus du gouvernement et des critiques des syndicats, il attend des propositions «pour régler ce problème».
Selon Patrick Martin, «ce sont les mêmes jeunes sur lesquels on va faire supporter le coût des retraites», alors il y a nécessité d’agir. Le Medef envisage-t-il de proposer des solutions moins radicales ? «J’attends les contre-propositions des uns et des autres», a-t-il martelé au micro de France 2. Et d’ajouter : «Ce sont les mêmes qui tapent sur l’apprentissage et qui veulent faire supporter aux jeunes le coût des retraites et de la dette qui vous expliquent qu’il ne faut rien faire pour intégrer ces jeunes-là.»
Patrick Martin a enfin souligné que sa proposition prévoyait une obligation de formation pour ces jeunes, qui serait caractérisée, avec une obligation très exigeante. Au cours de cette interview, le patron du Medef s’est aussi agacé du calendrier figé jusqu’à 2027 et surtout de l’absence de perspectives économiques à court terme.




















