
Bertrand, un homme de 60 ans, a subi une rupture de contrat sans motif de la part de son entreprise, après 32 ans de bons et loyaux services. «En octobre 2024, j’ai été convoqué à un entretien au cours duquel on m’a annoncé la rupture de mon contrat de travail, sans aucun motif. À 60 ans, après 32 ans dans l’entreprise en tant que directeur de projet, ce fut un choc», raconte-t-il au journal Ouest-France.
D’abord mal évalué pour la première fois de sa carrière, Bertrand a ensuite été rétrogradé dans une nouvelle équipe de travail, ce qui a entraîné une baisse de ses missions. Face à ce qu’il considère comme une injustice, il a saisi le Défenseur des droits. «Je me suis vivement opposé à ce projet de licenciement que je ne comprenais pas. Pour la première fois depuis 32 ans, mon évaluation était jugée moyenne. En conséquence, je n’ai perçu que 19,90% de la part variable de mon bonus», explique-t-il.
La discrimination liée à l'âge dans la vie professionnelle persiste
Résultat : il a obtenu la régularisation du paiement de sa part variable individuelle à 100%, qui atteint 18 728,90 euros bruts ainsi que la suppression de son évaluation 2024. Par ailleurs, son employeur lui a transmis un courriel dans lequel il le rassure quant à son avenir professionnel et fait part de sa satisfaction concernant le travail de Bertrand. Bertrand affirme que ce licenciement est notamment lié à son âge. «J’ai alors eu le sentiment que mon âge jouait contre moi et que l’entreprise cherchait à me pousser vers la sortie en dégradant progressivement les conditions de travail», déplore-t-il.
Ce fléau touche d’ailleurs un bon nombre de personnes dans sa tranche d’âge. Selon le 17e baromètre du Défenseur des droits, publié fin mars 2026, près d’un quart des personnes de plus de 55 ans déclarent avoir été discriminées en raison de leur âge dans leur vie professionnelle. Les seniors sont 66% à redouter une telle discrimination. Conséquences : ils s'autocensurent dans leurs recherches d’emploi ou postulent à des postes en dessous de leurs compétences. Pour les femmes seniors, c’est même la double peine : 26% d’entre elles ont déjà été victimes de discrimination à l’âge.
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