Sanctionner les entreprises qui n’emploient pas assez de seniors serait “compliqué”, a reconnu samedi 14 janvier la Première ministre Elisabeth Borne, interrogée au micro de France Inter au sujet de “l’index senior”. Cette disposition du projet de réforme des retraites entend instaurer l’obligation, dès 2023 pour les entreprises de plus de 1.000 salariés (et en juillet 2024 pour celles de plus de 300 salariés) de publier un index censé refléter leurs efforts en matière d’emploi des seniors. Mais seules celles qui ne publieraient pas l’indice s’exposeraient à une sanction financière, pouvant aller jusqu’à 1% de leur masse salariale. Autrement dit : les mauvais élèves ne risquent pas grand-chose…

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Or, améliorer le taux d’emploi des seniors, c’est bien là le cœur du sujet. D’après une étude de la Dares, 35,5% des 60-64 ans étaient en emploi en France en 2021, un pourcentage parmi les plus faibles d’Europe. Avec le report de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans, le gouvernement espère bien garder plus longtemps ces populations en activité. En théorie, le gain est double : les caisses de retraites perçoivent plus de cotisations dans une poche, et en versent moins de l’autre. Mais en pratique, l’équation se corse, comme les syndicats n’ont de cesse de le répéter. “On ne peut pas discuter de l’allongement de la durée de carrière si on ne résout pas le sort de tous ceux qui sont mis dehors avant la retraite”, s’est agacé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, dans les colonnes du JDD.

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