Le marché des airfryers ne cesse de séduire d'année en année, chaque marque tentant de tirer son épingle du jeu avec des appareils toujours plus grands, plus puissants ou plus connectés. Face à cette surenchère technologique, la marque américaine Ninja prend le contre-pied en proposant une approche radicalement différente. L'idée : revenir à l'essentiel tout en repensant l'objet pour un usage plus intuitif et mieux intégré dans la préparation des repas.

Le Ninja Crispi, délaisse le format monobloc traditionnel pour un système en deux parties : un module chauffant amovible et deux récipients de cuisson en verre. Cette conception permet non seulement de surveiller la cuisson en permanence, mais aussi de stocker directement les restes au réfrigérateur, une fois la cuve refroidie, grâce à des couvercles fournis. Une promesse de simplicité et de polyvalence que nous avons voulu vérifier lors de nos tests.

Notre avis sur le Ninja Crispi

L'atout maître du Ninja Crispi réside dans son design modulaire. Le système est composé d'un bloc-moteur chauffant, le "PowerPod", qui se clipse sur l'un des deux plats en verre fournis (1,4 L et 3,8 L). Cette transparence présente un avantage indéniable : plus besoin d'ouvrir le tiroir pour vérifier la cuisson, un simple coup d'œil suffit. Nos tests ont montré que cela permet d'éviter la surcuisson, notamment sur les légumes fragiles. L'autre bonne idée est de pouvoir conserver ses préparations directement dans les plats grâce aux couvercles hermétiques, puis de les réchauffer. Compact et empilable, l'appareil se range facilement, un bon point pour les petites cuisines.

Cependant, cette conception singulière n’est pas exempte de défauts, qui apparaissent dès les premières utilisations. La simplicité est poussée à l'extrême avec seulement quatre programmes, sans possibilité d'ajuster la température. Si les performances de cuisson sont au rendez-vous pour des fonctions basiques comme rôtir un poulet ou dorer des frites, cet airfryer ne prévient pas l'utilisateur lorsqu'il faut remuer les aliments pour une cuisson homogène. De plus, les parois en verre deviennent brûlantes et la manipulation du module chauffant (chaud après cuisson) est délicate, faute d'endroit où le poser sans risque. Ces contraintes logistiques ternissent l'expérience utilisateur.

Le principal point de friction reste son tarif, élevé au regard des fonctionnalités limitées. Le concept innovant se paie au prix fort, d'autant que la fragilité du verre impose une certaine prudence. En cas de casse, le remplacement d'un plat est coûteux, rendant l'investissement initial incertain. Le Ninja Crispi s'adresse donc aux utilisateurs prêts à payer pour son concept de rangement et de conservation astucieux, au détriment de la polyvalence et de la maîtrise de la cuisson qu'offrent des concurrents parfois plus abordables.

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