L’alerte sur les laits infantiles de Nestlé n’est désormais plus circonscrite au seul territoire français, selon Le Parisien. Elle s’étend même bien au-delà de l’Europe. La liste des pays concernés s’est allongée en quelques jours pour atteindre désormais plus de cinquante pays, comme le Brésil, l’Allemagne, l’Italie, la Suède ou encore la Chine. La liste s’est étendue au fur et à mesure des échanges entre le groupe Nestlé et les autorités sanitaires de chacun des pays concernés.

Ces laits infantiles sont rappelés en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine d’origine bactérienne produite par le micro-organisme Bacillus cereus. Ce dernier peut provoquer des troubles digestifs, notamment des diarrhées et des vomissements. Nestlé assure que pour le moment «aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés n’a été confirmé», et que la démarche est seulement préventive.

Une inquiétude liée à l’image du groupe

Pour le moment, les effets sanitaires sont contenus, tout comme les conséquences économiques et réputationnelles, qui sont également surveillées de près. Mais le nombre de pays concernés désormais par ce rappel inquiète quant à l’image du groupe Nestlé, qui est déjà abîmée à cause de précédentes polémiques, notamment sur les eaux en bouteille.

Pour les analystes de Vontobel, interrogés par Le Parisien, le risque principal et le plus grave dans cette affaire n’est pas financier, mais bien réputationnel. Le lait infantile reste une catégorie de produit sensible, et pour se sortir de ce faux pas, Nestlé devra faire preuve d’une communication claire et globale, une fois que l’ampleur définitive du rappel sera connue.