
Nestlé tente de calmer la polémique après le vaste rappel de laits infantiles dans le monde. Dans une vidéo publiée ce mercredi 14 janvier sur le site du géant suisse de l’agroalimentaire, son directeur général, Philipp Navratil, a pris la parole pour présenter ses excuses et rassurer les consommateurs, rapporte BFM Business. «Je veux (…) présenter mes sincères excuses pour l'inquiétude et les perturbations que ceci a pu causer aux parents, proches aidants et clients», déclare le dirigeant, affirmant «comprendre» les inquiétudes suscitées par cette situation, en «tant que parent» lui-même.
Il tient également à apaiser les craintes sur le plan sanitaire : «Je tiens à vous rassurer sur le fait qu'aucun cas de maladie liée aux produits touchés n'a été confirmé jusqu'à présent, soulignant que ce rappel relevait d’une démarche «de précaution». Ce rappel concerne des lots de laits infantiles commercialisés sous différentes appellations selon les pays. La semaine dernière, plusieurs filiales européennes du groupe, notamment en France, en Allemagne, en Italie et en Suède, avaient annoncé le retrait de ces produits.
Foodwatch dénonce un manque de transparence
En cause : la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par la bactérie Bacillus cereus, susceptible d’entraîner des troubles digestifs tels que des vomissements ou des diarrhées. Au fil des jours, la liste des références concernées s’est élargie, provoquant de vives réactions, notamment de l’ONG Foodwatch. Celle-ci a reproché à Nestlé une communication jugée insuffisamment claire et progressive sur un produit destiné à un public particulièrement sensible.
Dans son message vidéo, Philipp Navratil revient sur la gestion de cet épisode, expliquant que le groupe a souhaité agir «rapidement et de manière transparente», en collaboration «étroite avec les autorités» de «chaque pays». Selon lui, cette coordination explique pourquoi «ces rappels ont été annoncés localement, un par un, comme prévu». Il a assuré que «tous les rappels ont maintenant été annoncés». D’après les informations mises à jour sur le site de Nestlé ce mercredi, près de soixante pays sont désormais concernés, parmi lesquels la Chine et le Brésil.
Le groupe avait déjà procédé à un rappel en Europe en décembre, notamment en France, à la suite d’un incident de qualité identifié dans une usine située aux Pays-Bas. Nestlé a par la suite établi que l’origine du problème provenait d’une matière première fournie par un partenaire externe. «Immédiatement», la distribution de tous les produits concernés par cet ingrédient a été interrompue, a rappelé Philipp Navratil. Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une période délicate pour le groupe, déjà fragilisé par le scandale lié au traitement de ses eaux en bouteille révélé en France en 2024.


















