
L’inflation pousse les industriels et distributeurs à redoubler d’ingéniosité pour augmenter les prix sans que les consommateurs s’en rendent compte. Lors de la dernière vague inflationniste, due notamment au début de l’invasion russe en Ukraine, il y a eu un mouvement de dénonciation de la shrinkflation. Les industriels diminuent la quantité du produit, mais maintiennent son prix. Mais comme le rapporte RMC, il y a désormais la stretchflation. Celle-ci se retrouve souvent dans la grande distribution. Industriels ou distributeurs augmentent drastiquement le prix d’un produit, dont la quantité a légèrement augmenté.
C’est ce qu’a repéré le journaliste spécialiste de la grande distribution, Olivier Dauvers. Dans un magasin Lecrelc, proche de Rennes, il a remarqué deux bidons de lessive Mir Black côte à côte. Au premier abord, rien de bien différent, mis à part le prix. L’un était à 5,80 euros, et l’autre à 8,08 euros. En y regardant de plus près, il a remarqué une différence entre les deux bidons : le moins cher promet 27 lavages (1,35 l), et le plus cher en promet 28 (1,40 l). Ces 5 ml représentant un seul lavage supplémentaire ont fait bondir le prix de cette lessive de 2,28 euros.
1,50 euro de différence en moyenne sur le territoire
Interpellé par cette différence de prix qui ne semble pas justifiée, le journaliste a étudié la différence de prix entre ces deux bidons de lessive à l’échelle nationale. En un an, le plus petit était vendu en moyenne à 6,78 euros. Le plus gros, mis en rayon en février 2026, était vendu à 8,25 euros. Une différence de près de 1,50 euro en moyenne, pour un seul lavage de plus. Mais la marque de lessive n’est pas la seule à pratiquer la stretchflation. Une enquête de Foodwatch, publiée en janvier, remarquait le même mécanisme chez Lustucru, Kühne et Mikado.



















