
La guerre au Moyen-Orient n’impacte pas que les prix de l’énergie. Dans les supermarchés aussi, les prix à la consommation ont augmenté : +1,7% sur un an, entre mars 2025 et mars 2026. Cette accélération s’explique notamment par la hausse des prix de l'énergie et des produits pétroliers, qui affichent une progression de +7,3% sur un an, contre -2,9% en février.
Dans ce contexte inflationniste qui ne devrait que s’accentuer, le président du Groupement Mousquetaires – qui détient Intermarché – s'est montré rassurant car l’inflation est dictée par les négociations commerciales qui se sont conclues sur une inflation de 1%. La stratégie est donc de «répercuter immédiatement les baisses obtenues» sur 1 500 produits et «aller au-delà» avec «5% à 15% de baisses de prix» sur «les produits du quotidien», a déclaré Thierry Cotillard, sur le plateau de TF1, jeudi 2 avril.
«Aider le premier maillon de la chaîne alimentaire, les agriculteurs, les routiers»
Le dirigeant a aussi appelé le gouvernement à aider, en premier lieu, les agriculteurs et les routiers. «Il faut absolument aider le premier maillon de la chaîne alimentaire, les agriculteurs, les routiers», pour éviter l’inflation dans les magasins. Alors que le gouvernement a obtenu des surplus de recettes fiscales sur les prix des carburants, le dirigeant demande qu’elles soient reportées aux «acteurs de la chaîne alimentaire au premier niveau». «Si on ne jugule pas cette inflation de départ, elle va se retrouver chez l’industriel, et dans six mois, je viendrai vous annoncer qu’on va la retrouver sur les étiquettes de nos magasins», prévient-il.
"Il faut absolument aider le premier maillon de la chaîne alimentaire, les agriculteurs, les routiers", Thierry Cotillard qui demande dans #BonjourLaMatinaleTF1 un report des surplus fiscaux pour "notamment les acteurs de la chaîne alimentaire au premier niveau" pic.twitter.com/EvJU4nguQk
— TF1Info (@TF1Info) April 2, 2026
Le gouvernement a récemment annoncé des aides à environ 70 millions d'euros pour le mois d'avril dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture. Ces derniers ont aussi obtenu des droits d’accise à zéro sur les produits pétroliers, auparavant appelés taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques en France (TICPE), alors qu’ils grimpaient jusqu'à 3,86 centimes le litre, selon TF1. Une démarche que Thierry Cotillard demande d’étendre «jusqu’à la fin du conflit».
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