
La justice est passée. En 2023, des inspecteurs du travail s’étaient rendus dans un centre d’hébergement de vendangeurs de Nesle-le-Repons, dans la Marne. Les agents ont alors découvert 57 travailleurs originaires d’Afrique, dont neuf femmes et un mineur. Un certain nombre d’entre eux étaient des sans-papiers. Alors qu’ils devaient être rémunérés 80 euros par jour, ils n’avaient pourtant pas été payés en contrepartie de leur labeur. Et comme si cela ne suffisait pas, ils étaient logés dans des conditions insalubres.
Une enquête avait alors été diligentée. L’Office central contre le travail illégal s’était attelé à la tâche. À l’issue de ces investigations, la gérante d'Anavim, la société de prestations viticoles mise en cause, avait été mise en examen pour travail dissimulé, emploi d'étrangers sans autorisation de travail salarié, soumission de personnes vulnérables à des conditions d'hébergement indignes, avec une rétribution inexistante ou insuffisante, rapporte TF1 INFO.
Des peines de prison ferme pour les trois prévenus
La gérante a été jugée pour «traite d’être humain, travail dissimulé, emploi d’étrangers sans autorisation et avec une rétribution inexistante ou insuffisante» en juin dernier, en compagnie de deux autres prévenus qui avaient recruté les vendangeurs. La décision de la justice est tombée ce lundi 21 juillet 2025. Le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne a ainsi condamné la dirigeante d’Anavim à quatre ans d’emprisonnement dont deux années fermes. Les deux autres personnes sur le banc des accusés ont quant à eux écopé d’une peine d’un an de prison ferme.
Une autre affaire dans le milieu viticole sera jugée en novembre prochain. Le même tribunal de Châlons-en-Champagne se penchera sur le cas d’une entreprise prestataire et de son gérant, indique nos confrères de TF1 INFO. Toujours lors des vendanges 2023, il aurait hébergé dans des conditions insalubres une quarantaine de travailleurs ukrainiens.



















