La taxation des riches revient sur le devant de la scène. Alors que la gauche a porté pendant plusieurs semaines l’idée de la taxe Zucman, finalement retoquée à l’Assemblée nationale, des mesures ont ensuite vu le jour comme la taxe sur les holdings ou l'impôt sur la «fortune improductive». Mais est-ce la solution à tous les problèmes que rencontre la France ? Non, selon la sénatrice Les Républicains de Paris, Agnès Evren. Interrogée sur le sujet dans l’émission de Darius Rochebin sur LCI mardi 2 décembre, la sénatrice a demandé d’«arrêter en France de prendre les riches pour des boucs émissaires».

Alors qu’elle faisait face à la députée La France insoumise de Paris, Danièle Obono, la sénatrice de Paris, également porte-parole des Républicains, a rappelé que le principal problème du pays n’était autre que la «situation catastrophique de nos finances». Et d’ajouter : «Par rapport à tous nos partenaires européens qui font des efforts pour rentrer dans les clous, nous (…) on a 6% de déficit, c’est le pire de la zone euro.»

60 milliards d’intérêts à régler

Autre problème majeur pour la sénatrice : le montant de la dette. «On a 3 500 milliards de dettes, et on paye les intérêts de la dette, on les rembourse contrairement à ce que dit Jean-Luc Mélenchon puisqu’on paye 60 milliards», a souligné la sénatrice en interpellant Danièle Obono. Sur LCI, elle a ensuite expliqué ce que représentait 60 milliards d’euros : «C’est l’équivalent de 264 hôpitaux», a-t-elle martelé à son interlocutrice.

Et d’ajouter : «Tout l’argent qu’on rembourse pour les intérêts de la dette, c’est de l’argent en moins pour les services publics.» Dans la foulée, Agnès Evren a reproché à La France insoumise de ne pas avoir voté le budget, et ce «malgré l’augmentation des 45 millions de prélèvements obligatoires».

La députée LFI a tenu à lui répondre, assurant que si son parti n’avait rien voté, c’était «parce que le gouvernement a joué la montre». Et de souligner également que l’année dernière, au moment du budget Barnier, LFI a «amendé ce budget» afin de «faire en sorte qu’il passe sous la barre des 3% pour dégager des recettes». Des points de vue… diamétralement opposés.