
Au lendemain de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, Jordan Bardella a réitéré sa demande à Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale. Invité de BFMTV ce mardi 7 octobre, le président du Rassemblement national (RN) a en outre jugé «très probable» sa candidature en cas d’élections législatives anticipées. Lors de cette interview, l’eurodéputé a également dévoilé les mesures qu’il entend mettre en œuvre afin de redresser les finances publiques. «Dans un contexte où nous accusons des records de dette et des déficits commerciaux absolument record, bien sûr qu’il faut faire des économies dans la mauvaise dépense publique», a-t-il martelé.
«Nous présenterons dans les prochains jours, et dans le cadre potentiellement d’une campagne électorale, comme nous l’avons fait l’an dernier avec le contre-budget, un plan d’économies de 40, 4 milliards d’euros dans ce que je considère être la mauvaise dépense publique», a-t-il poursuivi. Avant d’expliquer : «Mon principe sera très simple : il n’y aura aucune économie qui sera faite sur la France du travail ou sur la France qui a travaillé, tant que les dépenses nocives de l’Etat n’auront pas été traitées.»
Le RN veut s’attaquer aux «dépenses nocives de l’Etat»
Par «dépenses nocives de l’Etat», Jordan Bardella entend par exemple «le coût de l’immigration». «Je ne comprends pas qu’on continue d’octroyer des visas pour soins ou la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière quand on a un retraité sur trois qui renonce à se soigner», a-t-il affirmé. Le président du RN souhaite également durcir les conditions d’attribution du RSA, en exigeant non plus une simple présence de cinq ans sur le territoire, mais cinq années de travail effectif en France.
«A terme, nous souhaitons, dans le cadre d’une élection présidentielle, déclencher un référendum pour faire en sorte que seuls les citoyens de nationalité française puissent bénéficier des allocations sociales», a avancé l’eurodéputé, qui souhaite aussi «faire des économies sur le train de vie de l’Etat».
«Nous allons faire des économies sur les opérateurs publics, 3 milliards 500 millions d’euros dès la première année, ce sont ces fameuses 1 900 agences publiques qui ont été pointées du doigt dans un rapport du Sénat et qui font bien souvent doublon avec les compétences de l’Etat et qui alourdissent la bureaucratie», a-t-il encore précisé. «De l’argent gaspillé et mal utilisé dans la bureaucratie, il y en a plusieurs dizaines de milliards d’euros et nous irons le chercher», a insisté Jordan Bardella.


















