
Cette semaine, François Bayrou a multiplié les plateaux de télévision et les studios de radio en tentant le tout pour le tout pour défendre les mesures présentes dans son budget 2026. Avec en point d’orgue une possible mise à l’écart lundi 8 septembre à la suite du vote de confiance. Toutefois, le Premier ministre ne compte pas s’avouer vaincu, comme il l’a répété sur RTL ce vendredi matin. Jugeant que la politique «n’est pas du spectacle» ni «une tournée d’adieu», François Bayrou est une nouvelle fois revenu sur une mesure que réclame la gauche : l’instauration de la taxe Zucman.
Comme il le répète depuis plusieurs jours, François Bayrou s’y oppose et considère que le problème vient d’ailleurs : «Le premier problème de la France, c’est qu’on ne produit pas assez», a résumé le Premier ministre sur RTL. Selon lui, «tous les autres autour de nous arrivent à produire les sommes qu’il nous manque pour avoir des salaires convenables et des rentrées pour l’Etat qui soient à la hauteur». Concernant la taxe Zucman plus précisément, François Bayrou la qualifie de «fiscalité dérogatoire contre les entreprises et contre les investisseurs, ce qui est évidemment contradictoire».
François Bayrou veut maintenir «son cap»
Malgré les réponses apportées par l’économiste Gabriel Zucman dans la semaine, le Premier ministre considère d’ailleurs toujours cette taxe comme «inconstitutionnelle». Toutefois, le locataire de Matignon souhaite mettre en place une contribution pour les hauts revenus : «J'ai indiqué qu'il faut une participation des plus hauts revenus et des plus hauts patrimoines», a-t-il mis en avant sur RTL.
Lui fait-on aujourd’hui un faux procès ? Pour le Premier ministre, «c’est quotidien en politique». Et d’ajouter qu’il «faut savoir si vous avez un cap et si vous êtes capable de suivre ce cap, et de le défendre». En outre, même s’il n’y a pas de «sacrifice et d’austérité» actuellement, il est nécessaire de conduire «une politique exigeante». «Cette politique demande des efforts à chacun. On ne peut pas les conduire s’il n’y a pas de prise de conscience par le pays que ceci est vital pour notre avenir», a-t-il poursuivi.
Visiblement peu préoccupé par son sort personnel, François Bayrou considère qu’il mène un «combat» et qu’il ne «fait pas de la pédagogie». «Il y a pire catastrophe dans la vie que la chute d'un gouvernement», a-t-il asséné. Il a enfin assuré n’avoir «jamais ciblé les boomers» même s’ils doivent être mis à contribution afin de réaliser les 44 milliards d'euros d'économies. «Je les veux à côté de moi pour faire baisser la dette.»



















