
L’inflation des dernières années a fortement renchéri les produits alimentaires, sous l’effet notamment des crises internationales et de la hausse des matières premières, poussant les Français à adapter leurs habitudes. Selon l’Observatoire Cetelem relayé par TF1, 44 % ont réduit leurs achats et 83 % déclarent limiter le gaspillage alimentaire au quotidien. Dans ce contexte, la méthode IMC, popularisée sur les réseaux sociaux par l’influenceuse Charlotte alias «organized_green_mama», séduit par sa simplicité et sa promesse d’économies substantielles. Elle repose sur une organisation rigoureuse permettant, selon ses adeptes, de réduire le budget courses de 30 à 50 %.
Tout commence par l’inventaire (le I de IMC) des placards, du réfrigérateur et du congélateur afin de recenser précisément les produits disponibles, y compris les restes et les dates à utiliser en priorité. Vient ensuite la construction des menus (la lettre M) de la semaine à partir de ces stocks, en privilégiant les aliments déjà présents. Enfin, on établit une liste de courses (le C) strictement limitée aux ingrédients manquants pour réaliser les plats prévus. L’idée centrale est de partir de ce que l’on possède déjà avant de penser aux rayons du supermarché, afin d’éviter les doublons et les achats inutiles.
IMC : trois lettres, trois étapes
Cette organisation permettrait de réduire les dépenses jusqu’à environ 2 000 euros par an pour certains foyers selon leur budget initial. Elle favorise aussi une réduction des achats impulsifs et du gaspillage alimentaire, tout en incitant à cuisiner davantage de produits bruts, souvent moins transformés et meilleurs pour la qualité nutritionnelle. Elle peut également améliorer l’équilibre alimentaire en réduisant la part de produits ultra-transformés dans les repas du quotidien. Certains conseillent d’ailleurs de l’adopter progressivement, en commençant par planifier seulement quelques repas par semaine. En contrepartie, la méthode demande du temps pour organiser les menus et cuisiner régulièrement, ce qui peut représenter une contrainte pour les foyers les plus pressés.



















