
Le spectre de la catastrophe aérienne du 12 juin 2025 est encore dans tous les esprits en Inde. Près de huit mois après le terrible crash d’un Boeing 787 Dreamliner de la compagnie nationale indienne qui avait coûté la vie à 241 des 242 personnes à bord et 19 personnes au sol, Air India a décidé de lancer des vérifications d’urgence sur l’ensemble de sa flotte de Boeing 787. Comme le rapporte Sud-Ouest, les 33 appareils de la compagnie aérienne ont donc été cloués au sol afin de procéder à la vérification des interrupteurs d’alimentation en kérosène.
Cette mobilisation des avions d’Air India fait suite à l’immobilisation d’un premier appareil ce lundi 2 février, après qu'un des pilotes à bord a fait part d’un possible défaut de l’interrupteur à carburant. Faisant suite à ce signalement, le service ingénierie d’Air India a alors transmis le dossier au constructeur aéronautique américain afin que celui-ci soit examiné en urgence, a indiqué la compagnie aérienne dans un communiqué. «Nous avons immobilisé l’appareil et faisons intervenir l’équipementier pour traiter en priorité les préoccupations du pilote», a précisé de son côté un porte-parole de la compagnie.
Un défaut similaire à celui du crash de 2025
Alors qu’Air India n’a pas précisé où l’avion avait été immobilisé, selon certains médias, le Boeing 787 devait assurer la liaison entre Londres et Bangalore, dans le sud de l’Inde. Il faut dire que ce problème technique n’est pas sans rappeler celui lié au crash du vol 171 d’Air India qui effectuait la liaison entre la capitale britannique et la ville d’Ahmedabad. En effet, selon un compte-rendu publié le 12 juillet dernier, le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens (AAIB) avait notamment relevé que les interrupteurs d’alimentation en carburant des deux réacteurs de l’avion avaient été placés presque simultanément en position «arrêt» peu après le décollage.
Si le document ne mentionne pas si la coupure était liée à une quelconque défaillance ou causée par une manœuvre délibérée des pilotes, l’AAIB avait toutefois révélé, grâce à l’enregistrement des conversations à l’intérieur du cockpit, que l’un des pilotes avait demandé à l’autre les raisons pour lesquelles il avait «coupé l’alimentation en carburant». Des conclusions sur une possible erreur humaine par la suite balayées d’un revers de la main par deux associations de pilotes de ligne indiens. Pour l’heure, le rapport final sur ce terrible crash n’a toujours pas été publié par les autorités indiennes.



















