Menacer l’adversaire de dommages «inacceptables» sans pour autant verser dans la course à l’armement. Telle est la position de la France pour décider de la taille de son arsenal nucléaire, depuis qu’elle a acquis l’arme atomique dans les années 1960. Mais ce principe dit de la «stricte suffisance» a du plomb dans l’aile. Le 2 mars dernier, sur la base opérationnelle de l’île Longue, Emmanuel Macron ne l’a pas évoqué lors de son discours sur l’évolution de notre stratégie en matière de dissuasion.

En revanche, il a annoncé une hausse du nombre de nos têtes nucléaires pour faire face aux tensions internationales croissantes, le nombre d’adversaires potentiels à tenir en respect augmentant, tout comme leurs capacités de défense. Une première depuis la fin de la guerre froide. Monté jusqu’à près de 550 dans les années 1990, selon la revue spécialisée Bulletin of the Atomic Scientists, notre stock d’ogives est redescendu peu à peu, sous l’effet de la détente, autour de 290 aujourd’hui.

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