Sur le champ de bataille, ce sont aujourd’hui les drones qui font peur. Il y en a qui sont là pour la surveillance, d’autres pour larguer des missiles, mais aussi les drones kamikazes. Peu chers (500 euros pièce), ils permettent d’atteindre des cibles avec autant de précision qu’un missile, mais à bas coût. Les drones sont particulièrement utilisés dans les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine. Ils ne représentent aucun danger pour le soldat aux commandes.

Alors l’armée française tient à se tenir prête. Il y a déjà des évolutions en termes de repérage et de brouillage, mais si un drone parvient à traverser toutes les protections, il faut que les soldats sachent agir. Ainsi, comme le rapporte Ici, le 2e régiment d'infanterie de marine de Champagné (Sarthe) est formé à la lutte anti-drones depuis le mois d’octobre. Les quarante soldats formés utilisent des fusils à pompe de 12 mm pour abattre les drones.

Des entraînements semblables aux balles-trap

Les drones peuvent atteindre 80, 90 et même 100 km/h, il faut donc être rapide : «On nous prépare à la vitesse du drone et le drone peut atteindre jusqu'à 100 km/h. Il faut avoir un temps de réaction qui est quand même assez conséquent, et donc être bien préparé en amont», explique le caporal Eloan à nos confrères. Pour éviter de détruire un véritable drone à chaque entraînement, les soldats s’entraînent avec un lancer de disques en terre cuite. Tout aussi rapides, ils permettent aux soldats de se rendre compte de la vitesse des drones et du fait qu’ils n’ont pas beaucoup d’occasions de tirer lorsqu’un appareil arrive vers eux.