
Bonne nouvelle pour ce début d’année 2026 : le déficit commercial français est repassé sous la barre des 70 milliards d’euros en 2025, pour atteindre 69,2 milliards. En comparaison à 2024, une amélioration de 10 milliards est bien visible, selon les chiffres des Douanes, relayés par Les Échos. C’est la troisième année consécutive de réduction du déficit commercial, même si ce nouveau chiffre reste inférieur de 11,1 milliards au niveau du déficit commercial avant la crise, en 2019.
Pour le ministre délégué du Commerce extérieur, Nicolas Forissier, cette évolution est une claire démonstration de la capacité de la France à garder son cap. Pourtant, l’année 2025 n’avait pas particulièrement bien commencée avec une dégradation des échanges de bien au premier ministre. Heureusement, la dynamique s’est finalement inversée au second semestre et les exportations ont augmenté de 2,5 % sur l’année, pour atteindre 614,7 milliards d’euros, notamment grâce à la reprise de la production dans le secteur aéronautique et le secteur spatial.
Une progression grâce à l’énergie et l’aéronautique
L’amélioration du déficit commerciale est liée à la position de la France vis-à-vis du marché américain : nettement moins exposée, l’augmentation des droits de douane américains à 15 % a eu un effet moins important que chez nos voisins allemands ou italiens. Mais cette progression est avant tout liée à l’allègement de la facture énergétique en 2025 de 11 milliards d’euros. Le secteur aéronautique enregistre de son côté un excédent historique de 33 milliards d’euros grâce à une reprise de la production.
Cependant, côté agroalimentaire, le secteur est au plus bas, et son excédent est limité à 200 millions d’euros. Les échanges avec l’Asie sont largement déficitaires, notamment avec la Chine où celui-ci atteint 50 milliards d’euros. En parallèle, le déficit avec l’UE a diminué pour atteindre 23 milliards d’euros, son meilleur niveau depuis des années. Aussi, l'excédent des services complète cette progression de la France, et complète les faiblesses qui persistent.



















