«Pour faire baisser la facture d’énergie des Européens, on ne laisse pas le marché décider. (...) On ne peut pas laisser la prédation de grands groupes décider du prix de l’électricité». A l’occasion d’un débat consacré aux élections européennes, et diffusé par Public Sénat le 15 mars, la tête de liste de la France Insoumise, Manon Aubry, a réaffirmé sa volonté de mettre fin au marché européen de l’électricité. Thierry Mariani, candidat pour le Rassemblement national, estime quant à lui qu’il faut au moins s’en extraire de façon dérogatoire, c'est-à-dire en négociation avec les instances européennes.

Les deux partis reprochent à ce mécanisme européen sa propension à créer des prix volatiles, au grand dam des ménages et entreprises français. Car les prix sur le marché de gros européen fonctionnent sur le principe du «merit order», c’est-à-dire une hiérarchisation des moyens de production électrique selon leur coût (du moins cher au plus cher).

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