Alors que François Bayrou doit faire face à un vote de confiance risqué le 8 septembre et pourrait entraîner avec lui la chute du gouvernement, les tractations sur le projet de loi de finances 2026 se poursuivent. Invité de France Inter ce mardi 26 août, le ministre de l’Économie Éric Lombard a fait un pas vers la gauche en ouvrant la porte à une participation plus importante des grandes fortunes dans la réduction du déficit public.

«Il y a une condition pour que ce budget soit accepté, c'est qu’il y ait de l’équité, les Français le demandent», a-t-il assuré, indiquant que «la part des fortunes doit être évidemment plus forte pour que chacun voit que l’effort est partagé». Une déclaration et de nouveaux arguments afin d’adoucir le Parti socialiste qui compte, pour le moment, censurer le gouvernement de François Bayrou en ne votant pas la confiance au Parlement.

Pas de négociation sur les 44 milliards

Éric Lombard indique être «à la bataille pour avoir une majorité le 8 septembre» et pouvoir maintenir à flot le budget prévu pour l’année prochaine. Interrogé par Benjamin Duhamel, le ministre a aussi assuré qu’il y a «une marge de négociation sur le partage et sur les mesures» envisagée pour effectuer les économies.

«Mais sur le montant des économies, nous avons un engagement pris devant l’Union européenne et devant les marchés financiers de faire un ajustement (…) et il est important de changer cette image que nous avons de ne pas tenir nos plans», a-t-il conclu, indiquant qu’il sera «très ferme» au sujet des près de 44 milliards à économiser.