
Alors que le chef de l’Etat doit annoncer une «grande refonte» du service national universel (SNU) pour «correspondre aux besoins de la nation et aux priorités identifiées», son Premier ministre a confirmé de son côté sur France Inter et Franceinfo que le service civique sera proposé aux jeunes qui seront volontaires. François Bayrou a écarté, comme Emmanuel Macron avant lui, un retour du service militaire. En revanche, il a plaidé pour une «armée de réserve».
Selon le Premier ministre, «tous les militaires le soutiennent, il faut construire une armée professionnelle». Mais à quoi correspondrait cette armée de réserve ? Les réservistes pourraient agir par exemple dans des régions françaises frappées par les catastrophes naturelles. «Les réserves, c'est tous ceux qui auront été formés au fil du temps et qui accepteront de demeurer engagés», a rappelé le locataire de Matignon. S’il considère que la France doit conserver «une capacité pour agir», dans le même temps, il faut que «le lien entre l’armée et la nation soit vivant, respecté et soutenu».
François Bayrou alerte sur les «problèmes budgétaires»
Quelques heures plus tôt, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait soutenu l’idée d’«une vraie réserve professionnalisée» jusqu’à 100 000 hommes. «On a 205 000 militaires avec un objectif à 210 000. L’avenir, c’est une vraie réserve professionnalisée, c’est ce que le président de la République m’a demandé», expliquait-il sur France 2. Le but étant d’atteindre le chiffre «d’un réserviste pour deux militaires d'active».
Cependant, François Bayrou n’a, lui, pas avancé de chiffres précis, et mis en garde sur de possibles «problèmes budgétaires». «Si l'on faisait quelque chose de très large, cela coûterait très cher. Où est-ce qu'on les loge ? Dans quelle caserne ? Quel encadrement ?», a-t-il demandé. Avant d’évoquer une autre possibilité : «Il y a une chose qui marche bien en France, c'est le service militaire adapté.»



















