Elu ce jeudi 8 mai, Robert Francis Prevost devient Léon XIV dans un contexte économique délicat. Le nouveau pape devra faire face à une situation financière préoccupante au Vatican. Selon Franceinfo, le déficit annuel du Saint-Siège serait compris entre 70 et 90 millions d’euros. Si la crise du Covid a pesé, ces pertes sont surtout liées à une mauvaise gestion budgétaire persistante. Léon XIV devra donc rapidement s’attaquer à la réforme des finances du petit Etat.

Les recettes ne cessent de diminuer alors que les dons constituent l’une des premières sources de revenus. Par exemple, les recettes du «denier de Saint-Pierre», une quête organisée chaque 29 juin pour les finances du Vatican et le fonctionnement de l'Église universelle, ont même été divisées par deux en l’espace de 20 ans. À la fin de l’année dernière, les comptes ont été retoqués avant d’être adoptés en mars dernier. Ils ont toutefois été corrigés à la baisse.

Des biens immobiliers loués en dessous du prix du marché

Cette baisse des dons s’explique par deux raisons : le pouvoir d’achat des fidèles en berne mais surtout les scandales d’abus sexuels de l’Église qui en ont refroidi un certain nombre. Le futur pape aura la charge de renouer la confiance entre les fidèles et l’Église.

Le patrimoine immobilier dont dispose le Vatican pose également question. S’il possède des biens immobiliers à travers l’Europe, ils sont, pour la grande majorité, loués en dessous du prix du marché. Certains sont même mis à disposition d’associations caritatives ou d’écoles. D’autres feraient même l’objet d’arrangements ou de loyers préférentiels accordés à des proches de l’Église. Pour éponger ses pertes, l’Église vend entre 20 et 25 millions d’euros de patrimoine, tous les ans. Au même titre que le pape François, son successeur aura la lourde tâche de poursuivre ce chantier épineux.