Il est le nouveau visage de l’Eglise catholique. Après seulement quatre tours de scrutin, le cardinal Robert Francis Prevost a été élu par ses pairs comme le 267e pape. Âgé de 69 ans, celui qui occupait la fonction de préfet du Dicastère pour les évêques a accepté son destin d’évêque de Rome. Désormais, plusieurs tâches attendent le nouveau chef des 1,4 milliard de catholiques du monde entier, notamment en matière de finances. Avec un déficit annuel estimé entre 70 et 90 millions d’euros, nul doute que les défis seront nombreux à relever, et ce, malgré les premières décisions en matière économique prises par son prédécesseur lors de son pontificat.

Premier pape d’origine américaine, Robert Francis Prevost, qui a choisi le nom de Léon XIV, n’était pourtant pas placé parmi les grands favoris comme ce fut le cas pour l’Italien Pietro Parolin ou le Philippin Luis Antonio Tagle. «Tant que l’Amérique ne connaîtra pas de déclin politique, il n’y aura pas de pape américain», expliquait de son temps le cardinal George de Chicago, rapporte CBS News.

Progressiste sur certaines questions

Une donne qui a finalement changé ce jeudi 8 mai lorsque le cardinal français Dominique Mamberti a annoncé celui qui a été élu pape. Né le 14 septembre 1955 à Chicago, Robert Francis Prevost a vécu plusieurs expériences de missionnaires au Pérou dès 1985 avant d’être nommé par le pape François en septembre 2014, administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo au Pérou avant de devenir évêque. Membre de la curie romaine comme membre des Dicastères pour le clergé (2019) puis pour les évêques (2020), il est finalement à la surprise générale élevé au rang d’archevêque en janvier 2023 et nommé préfet du Dicastère pour les Évêques ce qui lui a permis de superviser la sélection des nouveaux évêques.

Considéré de manière globale comme centriste, le pape Léon XIV reste progressiste sur certaines questions sociales. Tout comme son prédécesseur aussi surnommé «le pape des pauvres» et qui avait notamment défendu les migrants lors de son pontificat, le nouveau souverain pontife soutient depuis très longtemps les groupes marginalisés. Reste toutefois que ce dernier peut également être considéré comme étant conservateur en matière de doctrine de l’Église. En effet, comme le pape François avant lui, Robert Francis Prevost a par exemple toujours réitéré son opposition à l’ordination des femmes comme diacres.