Un conflit qui ne montre aucun signe de désescalade. Plus d’un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, les événements se succèdent et, ce dimanche 29 mars, des frappes américaines et israéliennes ont touché un quai d'un port iranien proche du détroit d'Ormuz, faisant cinq morts, a rapporté l'agence de presse officielle Irna. «L'ennemi américano-sioniste a mené une attaque criminelle contre le quai de Bandar Khamir, faisant cinq morts et quatre blessés», a-t-elle précisé.

Depuis le 28 février dernier et les frappes américano-israéliennes, l’Iran a quasiment fermé le détroit d’Ormuz, ce qui a provoqué une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz. Sauf que, ces derniers jours, Donald Trump avait proposé un plan de paix à l’Iran et s’était montré optimiste sur les chances de parvenir à un accord. Téhéran affirmait laisser passer les navires non hostiles par le détroit stratégique d’Ormuz, c’est-à-dire ceux qui ne participent pas à des attaques contre l’Iran, ni ne les soutiennent.

L’Iran pourrait ouvrir un «nouveau front» dans le détroit de Bab el-Mandeb

Il était nécessaire également que les bateaux acceptent de suivre les règles de sûreté imposées dans le détroit, selon le communiqué envoyé à l’Organisation maritime internationale (OMI). Malgré ces conditions, cette annonce marque une inflexion de Téhéran. Mais les dernières frappes survenues ce dimanche 29 mars pourraient faire revoir la position de l’Iran et ainsi de nouveau impacter le prix à la pompe car, pour rappel, 20 % de l'approvisionnement mondial de pétrole transite dans le détroit d’Ormuz.

Par ailleurs, Téhéran a aussi menacé de s'attaquer à un autre point stratégique du commerce maritime mondial. En cas d'invasion terrestre des Etats-Unis, l'Iran a indiqué qu'il ouvrirait un «nouveau front» dans le détroit de Bab el-Mandeb. Passage clé pour le trafic maritime mondial, il relie la mer Rouge au golfe d’Aden.