
Le conflit opposant l’Iran et les États-Unis avec Israël impacte très négativement l’Irak. En effet, son économie est grandement basée sur l’exportation de pétrole, perturbée par le blocage du détroit d’Ormuz depuis la fin du mois de février. Comme le rapporte Les Échos, le nouveau ministre irakien du Pétrole a annoncé, samedi 16 avril, que les exportations d’or noir du pays avaient été divisées par dix en avril par rapport aux mois avant-guerre : «L'Irak exportait auparavant 93 millions de barils par mois via le détroit d'Ormuz, mais en avril nous n'en avons exporté que 10 millions, à cause de la guerre.»
Ce membre fondateur de l’Opep, l’alliance des pays exportateurs de pétrole, espère néanmoins que les récentes discussions avec les États-Unis et l’Iran permettront de débloquer une voie de passage dans le détroit d’Ormuz. Il faut dire que Bagdad est dépendante de ce passage pour ses exportations de pétrole, n’ayant qu’un seul oléoduc au nord du pays qui «n’est pas relié aux infrastructures du Sud», selon Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler. Le reste se fait habituellement par voie maritime.
Des exportations par la route
L’Irak est donc contrainte de limiter sa production de pétrole, faute d’endroit où stocker ses barils. Les stocks ne pouvant plus être écoulés par la mer, ils le sont par la route. Des camions-citernes prennent la route vers la Syrie, mais cela est bien moins efficace et bien plus coûteux. Il faut dire qu’avant la guerre, l’Irak exportait près de 3,5 millions de barils par jour, constituant près de 90% des recettes budgétaires de l’État.



















