Jeudi 19 mars, quatre ministres français se sont réunis pour la deuxième fois de l’année afin de trouver des solutions pour la régulation des arrêts de travail. Après la limitation de leur durée, le Premier ministre réfléchit désormais à de nouvelles économies, en réduisant les indemnités journalières. Il a donc réuni pour cela David Amiel, chargé des Comptes publics, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, Stéphanie Rist, ministre de la Santé et Sébastien Martin, ministre de l'Industrie. C’est donc la deuxième réunion sur le sujet, la première ayant eu lieu le 4 mars dernier, selon BFM.

Cette réunion se tient seulement quelques heures après l’annonce par la Direction de la Sécurité sociale de l’état des comptes de la Sécu. Son déficit s’élève à 21,6 milliards d’euros en 2025, et à 15,9 milliards d’euros pour la branche maladie seulement.

Des pistes d’économies encore floues

La réunion porte d’abord sur la mise en œuvre du plafonnement de la durée des arrêts de travail à 30 jours, déjà inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Ce plafond concernera tous les arrêts de travail, et les renouvellements seront possibles dans la limite de deux mois. La mesure devrait entrer en vigueur d’ici septembre.

Mais les pistes pour réaliser des économies sur les indemnités journalières, elles, sont encore peu claires. Cette mesure serait appliquée dans le contexte de l’examen d’un projet de loi contre la fraude sociale. Par le passé, certaines mesures en discussion au sein du gouvernement ont déjà fait l’objet de vives critiques des médecins, qui considéraient être visés en tant que «sur-prescripteurs» d’arrêts maladie. Après une grève, le gouvernement avait finalement reculé.