
Michel-Edouard Leclerc continue de brouiller les pistes. Interrogé ce mardi 3 février sur France Inter, le président du comité stratégique des centres E.Leclerc a laissé la porte entrouverte à une possible candidature à l’élection présidentielle de 2027. «Je n'exclus rien», a-t-il confirmé, fidèle à la stratégie du «ira-ira pas» qu'il cultive depuis plusieurs mois. «Je ne suis pas plus con qu'un autre» va-t-il jusqu'à lancer, tout en reconnaissant que ce n'est pas «une excellente qualité» suffisante pour accéder à l'Elysée.
Michel-Edouard Leclerc souligne l'intérêt que suscitent désormais ses analyses, souvent sollicitées sur les plateaux des chaînes d'information. «Le mérite d'en être, ou d'être dans la file d'attente, c'est qu'il y a une écoute sur des sujets de politique économique et de pouvoir d'achat - que je défends - et qui n'a jamais été aussi grande», a-t-il poursuivi sur France Inter. S'il affirme ne pas avoir de «désir élyséen», il se dit également consulté par des responsables politiques, estimant être à la tête d'«un formidable observatoire des comportements sociaux». Et d'ajouter : «C'est là où je me forge cette vision de ce qu'il faudrait faire pour retrouver de la croissance. Je peux apporter ça au pays, oui».
Pour six Français sur dix, un chef d'entreprise ferait un bon président
Cette prise de parole intervient alors qu’un récent sondage OpinionWay, publié dans La Tribune Dimanche, révèle que six Français sur dix estiment qu'un chef d'entreprise ferait un bon président. Un chiffre que Michel-Edouard Leclerc interprète comme «le désarroi du grand public face à une classe politique qui s'est focalisée sur des jeux de partis». Par ailleurs, invité à s'exprimer sur la polémique du «CDI jeunes», le patron s'est démarqué du Medef, à l'origine de cette proposition controversée : «Un CDI, c'est un CDI. Ne créons pas de la précarité là où on offre du long terme», a-t-il tranché.



















