Une idée qu’il ne semble pas avoir dans un coin de sa tête. Si les députés sont amenés à voter contre la confiance du gouvernement le 8 septembre prochain, Emmanuel Macron devra alors nommer un nouveau Premier ministre. Mais visiblement, l’hypothétique successeur de François Bayrou ne sera pas Sébastien Lecornu. «Je ne suis pas candidat», a-t-il déclaré dans les colonnes du Parisien, dans un entretien publié ce samedi 30 août.

«Je note d’ailleurs que dans l’histoire, à chaque remaniement, les anciens ministres de la Défense, comme Michèle Alliot-Marie et Jean-Yves Le Drian, étaient donnés 'premier-ministrables', et ils ne sont jamais allés à Matignon. Cela me va très bien», ajoute Sébastien Lecornu. Il souhaite toutefois garder ses fonctions en cas de changement d’équipe gouvernementale, et n’a ainsi aucune intention de faire ses cartons dans quelques jours : «J'ai toujours profondément voulu l’être, ces questions me passionnent et je suis reconnaissant au président de la République de m’avoir renouvelé sa confiance à chaque remaniement».

Sébastien Lecornu rejette l’éventualité d’une nouvelle censure du gouvernement

«Je donne tout et il sait que j’ai de l’énergie à revendre à ce ministère», précise celui qui appelle «chaque parlementaire à prendre ses responsabilités» au regard de l’incertitude politique du moment. Il pointe ainsi du doigt «la divergence forte et brutale qui s'installe entre la situation politique intérieure et la situation géopolitique mondiale, mais aussi entre la vie réelle du pays et la vie politique». Sébastien Lecornu rejette ainsi l’éventualité d'une nouvelle censure du gouvernement«En démocratie, les oppositions ont le droit de censurer le gouvernement. Mais il ne faut pas mentir : il n’y a pas de censure gratuite et sans conséquence», explique-t-il.