Un vote de confiance à double tranchant. Interrogé sur les dernières déclarations du Premier ministre, mardi 26 août sur France 2, Gérald Darmanin prévient qu'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale reste une option plausible pour régler «un conflit extrêmement important entre le pouvoir législatif et l'exécutif».

«Il vaut mieux pouvoir trouver un compromis» concernant le plan budgétaire 2026 «avec les groupes politiques à l'Assemblée nationale», préfère le garde des Sceaux «mais il ne faut pas écarter cette hypothèse». D’autant plus que depuis que François Bayrou a annoncé son projet de restriction du budget, prévoyant 44 milliards d’euros d’économies, le Premier ministre a fait face aux critiques de ses opposants, sans faire - sur certaines propositions - l’unanimité dans son propre camp.

Une prochaine dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République ?

Le gouvernement Bayrou est déjà menacé par la censure et par les appels à «bloquer» le pays lors du mouvement 10 septembre. La situation pourrait encore davantage virer au drame pour le Premier ministre s’il n’obtient pas la majorité lors vote de confiance, le 8 septembre, devant une Assemblée nationale réunie en session extraordinaire et prête à en découdre avec le gouvernement.

La France Insoumise, le Rassemblement national, les socialistes, les communistes et les écologistes ont déjà annoncé leur volonté de voter contre la confiance. Reste à savoir, désormais, si Emmanuel Macron actionnera une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, bien qu’il ait annoncé récemment qu’il en était défavorable.