Mystérieux survols au-dessus d’une base militaire française… Des drones non identifiés ont été repérés dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 septembre au-dessus du camp de Mourmelon‑le‑Grand, a indiqué la Délégation militaire départementale de la Marne (DMD) à l’AFP ce jeudi 25 septembre, confirmant une information du journal local L’Union.

Les appareils ont survolé toutes les unités de la base – qui héberge un détachement du génie, le 501e régiment de chars de combat et un régiment de matériel – et, a précisé la DMD, il s’agissait de petits engins, «pas des drones pilotés par des militaires». L’incident «relève de l’exceptionnel», selon la délégation militaire. Et conformément à la procédure en cas de survols de drones, il y a eu un «renforcement du dispositif de sécurité mis en place pour faire face à cette situation» et une plainte a été déposée à la gendarmerie.

Un centre d’entraînement tactique

Pour l’instant, aucun élément ne laisse penser à une ingérence étrangère, selon la DMD, même si des drones non identifiés ont récemment perturbé des aéroports à Copenhague et Oslo. D’autres aéroports danois, civils comme militaires, ont aussi été survolés les nuits suivantes.

Suite à ces incidents, Emmanuel Macron a exprimé son soutien à son voisin européen : «Je viens de m'entretenir avec la Première ministre danoise, Mette Frederiksen. Je lui ai fait part de la pleine solidarité de la France avec le Danemark après la répétition d'intrusions de drones non identifiés affectant le fonctionnement de l'aéroport de Copenhague», a écrit le président français sur son compte X ce jeudi. «La France est prête à apporter son appui au Danemark pour évaluer la situation et contribuer à la sécurité de l'espace aérien danois», a-t-il ajouté.

La base de Mourmelon‑le‑Grand accueille depuis 2024 des soldats ukrainiens dans le cadre de la task force Champagne, et, depuis mars 2025, un centre d’entraînement tactique drones (CETD). L’Union précise toutefois qu’«aucun lien n’est à établir entre ces vols de drone et ce centre d’entraînement». L’enquête se poursuit pour élucider l’origine et les motivations de ces survols inexpliqués.