
Cela ne fait aucun doute, Michel-Edouard Leclerc prône l’investissement des entreprises françaises à l’étranger, dont aux États-Unis, même s’ils déplaisent au ministère de l’Économie. Sur BFMTV, mardi 20 mai, le dirigeant d’entreprises a avoué que l’investissement du groupe Sanofi outre-Atlantique est «une bonne chose», plaidant pour en ce qui concerne l’idée d’avoir une présence des entreprises françaises aux États-Unis. Michel-Edouard Leclerc a notamment présenté l’exemple de l’armateur français CMA-CGM de Rodolphe Saadé «qui achète le port de Los Angeles ou de New York» et de la multinationale américaine General Electric qui, en retour, «y investit».
«L’investissement extérieur, c’est ce que font les Chinois, qui sont très forts», note-t-il comme s’il fallait suivre l’exemple venu de l’est. Plus proche de la France, Michel-Edouard Leclerc valorise également «la capacité de l’économie européenne» : «Il y a de la croissance sous le pied et pas seulement en France. La Pologne est en train de devenir une très grande économie. Nous sommes très partenaires de cette économie». Les voisins italiens et espagnols «qui sont sur des facteurs de croissance très élevés», suscitent aussi l'optimisme du président du comité stratégique des centres E. Leclerc. «Je suis persuadé que cela peut tirer vers le haut l’économie française», partage-t-il au micro d’Apolline de Malherbe.
Michel-Edouard Leclerc futur candidat à l’élection présidentielle ?
Si Michel-Edouard Leclerc a fait planer son optimisme, il ne reste pas moins attentif aux efforts restants. «Il faut que l’on travaille la qualité renouvelée de notre filière agro-alimentaire», présente-t-il notamment, tirant le signal d’alarme, plus largement, «sur les conditions car il y a de vraies opportunités» : «Il ne faut pas se brider, se mettre des boulets». Des chantiers sur lesquels le dirigeant d’entreprises pourraient plancher différemment dans la société ? Avec un poste à, encore plus, haute responsabilité ?
Désigné ici et là comme possible candidat surprise à l'élection présidentielle, Michel-Edouard Leclec n’a pas manqué d’être interrogé sur le sujet sur BFM TV. Il a alors assuré ne «vraiment pas» avoir de «rêve présidentiel». Cependant, «si un jour je vais en politique, ce n'est pas pour jouer les seconds rôles, c'est pour faire avancer les choses», a lancé le dirigeant.



















